Et si patienter, c’était déjà avancer ?
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Dans l’attente, on croit souvent qu’il ne se passe rien. On regarde les jours passer. On compte. On soupire. On espère.
Et parfois… on s’impatiente.
Parce que notre cœur veut que tout s’accélère.
Parce qu’on se dit : “Pourquoi pas maintenant ?”
Mais la patience, en islam, ce n’est pas juste “attendre” en silence. C’est tenir bon, sans que la foi ne vacille. C’est avancer à l’intérieur, même quand rien ne bouge à l’extérieur.
C’est croire que si Allah a choisi ce délai, ce n’est pas pour te punir, mais pour te façonner.
Parce que derrière chaque délai, chaque détour, chaque saison d’attente, il y a un travail invisible, mais bien réel :
Celui qu’Allah opère en toi.
Allah dit dans le Coran :
« Ô vous qui avez cru ! Cherchez secours dans l’endurance et la prière. Car Allah est avec ceux qui endurent. »
(Sourate Al-Baqara, 2:153)
Ce verset n’est pas une simple consolation. C’est une présence.
“Allah est avec ceux qui endurent.”
Pas après, pas à la fin…
Avec eux. Maintenant.
Dans ce moment où tu retiens tes larmes.
Dans cette prière où tu n’as plus de mots.
Dans ce soupir que personne n’a entendu, sauf Lui.
La patience, ce n’est pas être figée.
C’est rester debout quand le cœur voudrait s’effondrer.
C’est continuer à faire des dou’as, même quand on ne voit pas encore d’issue.
C’est savoir qu’Allah n’est jamais en retard,
Il agit… au moment parfait.
Et parfois, la patience, c’est simplement ne pas rompre avec Lui.
Continuer à L’invoquer, continuer à croire, continuer à espérer…
Même quand l’attente dure, parce que tu sais qu’au bout de cette épreuve,
il y a Sa Sagesse, Son Amour, et un bien que tu ne vois pas encore.
Alors patiente.
Pas parce que tu n’as pas le choix.
Mais parce que tu as foi en Celui qui ne t’a jamais oublié.